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Dent de sagesse : le risque de lésion nerveuse doit être annoncé, et prouvé

C'est l'acte de chirurgie orale le plus fréquent, et l'un de ceux qui génèrent le plus de contentieux d'information.

Par le Dr Lakhdar Chalag, chirurgien-dentiste, fondateur de Lumédis · Publié le · mis à jour le

La raison est simple : le risque nerveux est connu, documenté, et il est durable quand il se réalise. Une hypoesthésie du nerf alvéolaire inférieur ou du nerf lingual change la vie quotidienne — le goût, la parole, la morsure de la joue.

Un patient qui subit cela sans y avoir été préparé ne se demande pas si le geste était bien fait. Il se demande pourquoi personne ne l'avait prévenu.

Pourquoi cet acte est-il particulièrement exposé ?

Il est souvent prophylactique. Une dent incluse asymptomatique qu'on retire « pour éviter les problèmes » place l'obligation d'information à son maximum : moins l'acte est nécessaire, plus le patient doit être en mesure de refuser en connaissance de cause.

Le patient est jeune. Il a une espérance de vie longue, et une séquelle permanente à vingt ans se chiffre autrement qu'à soixante-dix.

Le risque est objectivable. L'imagerie préopératoire montre le rapport avec le canal. Si ce rapport était visible et le risque non annoncé, la position est très difficile à tenir.

Que faut-il pouvoir produire avant l'intervention ?

Pas une case cochée. Ce qui a été montré au patient sur ce risque précis, et la trace qu'il en a pris connaissance avant l'intervention — pas le jour même au fauteuil.

Les fiches d’acte concernées

Pour aller plus loin

Sources

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