Par le Dr Lakhdar Chalag, chirurgien-dentiste, fondateur de Lumédis · Publié le · mis à jour le
Quels sont les trois niveaux de signature électronique ?
Le règlement européen eIDAS distingue la signature simple, avancée et qualifiée. Les trois sont recevables en justice — l'article 1367 du Code civil pose qu'une signature électronique est valable — mais elles n'ont pas la même force probante, et seule la qualifiée bénéficie d'une présomption de fiabilité.
Méfiez-vous des outils qui annoncent une valeur probante « eIDAS » sans préciser laquelle. La mention, seule, ne veut rien dire.
La signature est-elle vraiment le sujet ?
C'est une erreur de perspective répandue. On se demande si la signature tiendra, alors que le grief du patient ne portera presque jamais sur elle.
Il portera sur le contenu : « je n'ai pas compris », « on ne m'a pas expliqué », « je n'ai pas eu le temps de lire ».
Une signature, même qualifiée, ne répond à aucune de ces trois phrases. Elle prouve qu'un geste a eu lieu. Elle ne dit rien de ce qui a été lu ni compris.
Que faut-il produire si le patient conteste ?
Le contenu exact présenté, sa version, l'horodatage du parcours, et de préférence une vérification de compréhension. C'est cet ensemble qui répond aux griefs réels — pas le niveau de la signature.
Les fiches d’acte concernées
Pour aller plus loin
Sources
- Article 1367 du Code civil
- Règlement (UE) n° 910/2014 dit « eIDAS »
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